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Des milliers d’étudiants mobilisés pour une journée de compétition sportive au stade Charléty de Paris… Parmi eux, des Efreiens et des représentants de l’école comme Frédéric Meunier, le Directeur de l’école, venu parler de handicap. Car, oui, le Challenge du monde des grandes écoles et universités c’est aussi une journée de sensibilisation à cette problématique. L’occasion de braquer les projecteurs sur un dispositif qui sera lancé dès la rentrée prochaine sur le campus : le relais handicap.

Si vous étiez au Challenge du monde des grandes écoles et universités (CDMGE) le 24 mai dernier, vous avez peut-être rencontré Frédéric Meunier, le Directeur de l’Efrei. En effet, il a été convié à une table ronde dédiée à « L’accompagnement des étudiants handicapés dans les études supérieures » par le Président de l’association Tremplin. Car si cet événement sportif rassemble chaque année des milliers d’étudiants au stade Charléty de Paris, cette 6ème édition était, encore plus qu’à son habitude, l’occasion de replacer le handicap au cœur des préoccupations des établissements de l’enseignement supérieur. Au programme : débats, démonstrations et initiations au handisport, un accueil adapté pour les jeunes en situation de handicap et même un espace de découverte des métiers et de rencontre avec des entreprises. Le temps d’une journée, ce stade était devenu « la plus grande arène de sensibilisation au handicap à ciel ouvert ».

 

L’Efrei, ambassadrice du supérieur

Pour échanger lors de cette table ronde, des représentants d’entreprises, d’associations et même des étudiants étaient également présents. Chacun a pu s’exprimer quelques minutes après que Christian Grapin ait dressé le constat : « Les jeunes sans qualification et en situation de handicap sont extrêmement désavantagés par rapport aux autres car ils se retrouvent face à des obstacles encore plus importants ». Or « la qualification constitue le sésame pour accéder au marché de l’emploi ».

En ont témoigné deux étudiants en situation de handicap. « Lorsqu’ils étaient au lycée, on leur a conseillé de changer d’orientation plutôt que de poursuivre leurs études. Heureusement, ils ont continué et se sont rendus compte, lors d’un échange à l’international, que c’était la France qui était en retard en termes d’accompagnement des handicapés. Aujourd’hui et grâce à leur persévérance, ils ont des parcours exemplaires », raconte Clélie Lamour, la représentante élèves à l’Efrei et présente au stade Charléty. « Cela m’a donné envie de continuer dans cette démarche pour qu’à terme ils aient les mêmes chances que les autres », conclut-elle.

Frédéric Meunier a également exprimé sa volonté d’accompagner au mieux ces étudiants. Il s’est montré ravi d’innover un partenariat avec Tremplin et ce fût l’occasion pour lui de rappeler les collaborations de l’Efrei avec Passeport avenir et l’association Elles bougent. D’ailleurs, la conclusion de cet échange était qu’il valait mieux préparer les élèves en amont à la transition entre le secondaire et le supérieur. La réaction de Frédéric Meunier ne s’est pas faite attendre. Dès la rentrée prochaine, l’Efrei mettra en place un nouveau dispositif : le relais handicap.


 

L’engagement de l’Efrei

Plusieurs mois de préparation et un passage à l’action dès la rentrée prochaine, c’était l’objectif que s’était fixée l’Efrei. Avec le rendu public de ce dispositif au CDMGE, l’Efrei confirme son engagement de promotion du handicap à l’école et affirme sa position. « Le relais handicap c’est l’aboutissement d’une démarche amorcée par le groupe de réflexion de l’IPECP –Innovation Pédagogique pour l’Egalité des chances et la Parité. C’est, en quelque sorte, la formalisation de ce qui existait déjà, en termes de procédures, de façon empirique », explique Annick Fitoussi, la référente handicap de l’école. « En créant ce cadre juridique, cela montre qu’à l’Efrei le handicap n’est pas traité isolément et qu’il fait partie d’un espace de réflexion plus large autour de la différence », poursuit-elle.

Travailleront sur ce projet Annick Fitoussi, mais aussi Roxane Chevallier –animatrice du pôle professionnel- et Clélie Lamour -représentante des élèves. Cette dernière témoigne : « Si je me suis engagée dans cette cause, c’est notamment à cause du regard que les gens avaient sur ma sœur qui a un handicap. Et je crois qu’aujourd’hui il faut être porteur de messages d’espoir et faire savoir aux personnes comme elle qu’elles ne sont pas seules et qu’avec de la motivation et un coup de pouce tout le monde peut avoir un parcours scolaire réussi. »

Travailler tous ensemble

A l’Efrei, il y a entre 1 et 1,3 % d’étudiants handicapés « déclarés », soit une dizaine d’élèves par promotion. La plupart préférant ne pas le spécifier. Or, on sait que le nombre d’élèves handicapés scolarisés augmente d’année en année. C’est pourquoi ce dispositif s’attachera à traiter de la même manière les problématiques liées à l’égalité des chances dont le handicap fait partie intégrante tout comme la parité. Des questions devenues centrales dans les entreprises, d’où l’importance de s’impliquer dans une telle cause. Ainsi, parmi les objectifs du relais handicap, on retrouve :

  • la volonté de trouver une articulation opérante entre l’académique et le professionnel et d’assurer le lien avec l’entreprise en jouant sur la richesse de nos réseaux ;
  • le déploiement d’un espace d’accueil spécialisé. « Grâce à l’officialisation de ce dispositif, nous pourrons mettre tout en œuvre pour que les élèves déclarent leur handicap. A partir de là, ils pourront compter sur notre appui, notre accueil et, bien sûr, notre confidentialité », détaille Annick Fitoussi. L’Efrei mettra ensuite en place des aménagements adaptés et leur assurera un suivi personnalisé.

Et si Frédéric Meunier souhaite « accompagner les personnes en situation de handicap avec humanisme et amour », cela requiert la participation de tous car « dans ce type de démarche on ne travaille pas seul », soutient Annick Fitoussi. Equipes pédagogiques et administratives, associations, étudiants et même familles vont devoir contribuer ensemble au mieux-être des étudiants en question pour que le handicap devienne « une réflexion collective ».

 

Prochaines étapes :

– La signature entre l’Efrei et l’association Tremplin d’une convention pour l’obtention du Label Handicap.

Dès la rentrée, l’école organisera des actions de sensibilisation au handicap. L’équipe pédagogique réfléchit déjà au programme du premier événement prévu avec l’association Tremplin : mises en situations, activités, découvertes, débats ou encore échanges sont dans toutes les bouches !

3 juin 2014

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