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C’est bien connu, en France, les femmes ingénieures sont en minorité. Si elles sont aussi nombreuses à obtenir leur Bac Scientifique que les garçons, c’est à l’entrée dans l’enseignement supérieur que leurs chemins se séparent. Décryptage.

 

« Les filles boudent les études scientifiques », selon Le Monde. Et la Terre entière, elle, s’alarme : citoyens lambda, dirigeants d’entreprises, ministres, scientifiques, directeurs d’écoles et autres professeurs… Bientôt, ce sera au tour de notre système économique ! Car, aujourd’hui, on dénombre seulement 27 % d’ingénieures et le taux stagne.

Retour aux sources : à l’école primaire et au collège, les filles seraient meilleures que les garçons ; elles seraient aussi nombreuses à obtenir leur Bac Scientifique. Jusque-là, tout va bien… Et pourtant, « la moitié des effectifs féminins disparaît des formations supérieures scientifiques », souligne le quotidien. En effet, plutôt que des études d’ingénieurs, « elles choisissent l’agronomie, l’agroalimentaire ou les sciences de la vie », complète le journal.

« Rester compétitif »

Désintérêt vis-à-vis des formations d’ingénieurs, manque de confiance en elles, problème de génétique, désinformation… Les origines de cette disparité peuvent être diverses, mais le constat est unanime : les femmes ont un rôle important à jouer dans cette profession. « Elles disposent d’approches et de regards différents. Un regard qui peut faire jouer la compétitivité. » Car l’Europe est particulièrement touchée par ce phénomène, contrairement à l’Asie, à la Russie et au Moyen-Orient. « Et l’enjeu c’est de rester compétitif », lit-on enfin dans l’article.

Et pour former des ingénieures compétitives, à l’Efrei, on se mobilise depuis plusieurs années. « Seules 15 % de filles s’inscrivent en post-bac. Mais elles sont 25 % à être diplômées. En effet, une partie d’entre elles intègre la formation en 3ème ou 4ème année, après une classe préparatoire », affirme Frédéric Meunier, le Directeur de l’Efrei.

L’objectif c’est de valoriser le parcours des étudiantes de l’école, leur talent et leur courage dans un monde submergé par tant de stéréotypes. « L’Efrei participe à diverses opérations pour rendre les carrières scientifiques plus attractives, principalement dans le milieu du numérique », poursuit-il. Lors du concours d’entrée à l’école de l’an dernier, chaque candidate a d’ailleurs reçu « une tulipe de la réussite ». L’établissement s’investit également dans des associations comme « Elles bougent » ou « Femmes du numérique » aux côtés des étudiantes. Avis aux indécises : le secteur ne connaît pas la crise. Qui plus est, les femmes sont très recherchées par les entreprises !

17 mars 2014

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