Pour faire écho à la Journée de la Femme, l’Efrei donne la parole à ses étudiantes tout au long du mois de mars. Découvrez chaque jour un nouveau témoignage à propos de la femme et de sa relation avec ce milieu professionnel très masculin : le monde des ingénieurs. Vous verrez, les avis sont partagés.

 

Julie Brillion, M1 [promo 2015]

« Le pouvoir et la notoriété ne sont pas synonymes de réussite ! Ce qui importe, c’est de réaliser les projets qui nous semblent importants. Je suis passionnée par les maths et les sciences de l’ingénieur, cette formation à l’Efrei m’était donc destinée. Une fois mon diplôme obtenu, j’envisage de créer ma propre entreprise… Après avoir développé une idée innovante ! »

 

Rosa Fabiola Aquino Baltodano, M1 [promo 2015]

« Il y a encore des progrès à faire en matière d’égalité mais contrairement aux idées reçues, dans le secteur du numérique, les hommes ont moins de préjugés vis-à-vis de nous. C’est un milieu où l’on est plutôt ouvert d’esprit et qui est en développement constant. C’est pourquoi j’ai choisi ce métier. Je pense pouvoir m’épanouir tant dans ma vie sociale, familiale que professionnelle sans avoir à faire de sacrifice. »

Célia Lamri M1, [promo 2015]

« « Just do it », c’est un peu mon credo. Si tu as envie d’avoir une famille nombreuse tout en étant caissière et que tu y parviens, c’est une réussite ! Selon moi, il n’y a pas de norme. Chacun a une vision différente du bonheur et je la respecte. Moi, je suis passionnée par le développement informatique. J’ai toujours préféré côtoyer des hommes car je me sens plus à l’aise à leurs côtés. Et puis cela me permet de créer des liens plus facilement. Oui, parce que, dans un tel environnement, les garçons sont attirés par nous comme des papillons de nuit vers la lumière ! »

Marine Peyre L’3, [promo 2016]

« Aujourd’hui, il existe encore beaucoup d’inégalités entre les hommes et les femmes. Dans notre milieu, cette disparité est encore plus forte et c’est intimidant. Même pour avoir sa place en école d’ingénieur, il faut parfois être plus douée que les garçons. Mais j’aime ce milieu et je vais donner le meilleur de moi-même pour y arriver. D’ailleurs, je m’imagine bien décrocher un poste à responsabilités et encadrer des équipes au sein d’une grande entreprise. »

Marianne Chevrot L3, [promo 2016]

« J’ai choisi une carrière d’ingénieur et j’en suis fière ! Cela me correspond : les débouchés, le salaire ou encore le niveau hiérarchique que l’on peut atteindre m’attirent. Un conseil : si vous avez les mêmes attentes que moi, n’hésitez pas à choisir une école comme l’Efrei ! Ici chacun a sa place sans distinction d’âge ou de sexe. Ce qui importe, c’est la motivation. Et puis n’oubliez pas, une femme qui a réussi, c’est la même chose qu’un homme qui a réussi ! »

Florence Nguyen L3, [promo 2016]

« J’ai toujours été passionnée par les matières scientifiques et l’informatique. Cette école était donc un choix évident pour moi. De plus, les filles y ont largement leur place. C’est une idée qu’il faudrait davantage véhiculer car les femmes occupent une place importante dans la société, tout comme les hommes, d’ailleurs ! Malheureusement, l’égalité est loin d’être acquise et notamment dans le monde du travail. Alors si une femme est reconnue à sa juste valeur dans une entreprise, j’estime qu’« elle a réussi ». Et c’est ce que je veux accomplir tout en conservant un équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie privée. »

Sabine Chanemougamourty L1, [promo 2017]

« Mon conseil ? Faites ce qui vous plaît ! Laissez les remarques que l’on peut vous faire de côté. Avant de m’inscrire à l’Efrei, j’ai eu droit à divers avertissements comme : « C’est un milieu de geeks, tu ne seras entourée que de garçons et de personnes sexistes… » Ce sont des clichés ! Qui plus est, j’ai commencé l’informatique l’an dernier au niveau zéro comme beaucoup de mes camarades et cela se passe très bien. Nous évoluons dans un environnement très masculin, certes, mais il y a une bonne entente entre nous et c’est l’essentiel. Et puis c’est un métier d’avenir qui laisse présager une belle carrière même si, comme dans tous les secteurs d’activité, il y aura des difficultés. »

Clémence Mertz L2, [promo 2017]

« La réussite doit s’obtenir avec les mêmes contraintes que pour les hommes. Mais notre infériorité numérique ne devrait même pas nous intimider. Au contraire ! Le monde des ingénieurs est particulièrement épanouissant. Nous partageons tous une même passion donc un tempérament commun. C’est un environnement qui nous rassemble et non qui nous divise. En tout cas, moi je m’y sens à l’aise et je pense que cela favorise la réussite. J’espère donc arriver à devenir programmeuse, ma vocation ! »

Amélie Girard L2, [promo 2017]

« La réussite, pour moi c’est faire ce que l’on veut de sa vie. Accomplir ses rêves, bref, être heureux ! Mon plus beau modèle, c’est ma mère : elle n’a jamais renoncé à atteindre ses objectifs, elle s’est toujours battue pour obtenir ce qu’elle voulait. Aujourd’hui, elle a le métier dont elle rêvait. Moi, ma passion, c’est le secteur du numérique, un univers très masculin. Mais je suis prête à relever le défi ! Le côté positif, c’est que cela permet de se forger un caractère et de prendre en maturité. Et avec le temps, j’espère réussir à créer ma propre start-up ! »

Sixtine De Saint Mathieu M1, [promo 2015]

« Intellectuellement parlant, c’est un milieu intéressant et qui ouvre beaucoup de portes. De plus, les ingénieurs sont très recherchés dans le secteur du numérique, qui ne connaît pas la crise, particulièrement lorsque l’on est une fille. D’ailleurs, le côté masculin du métier ne me déplaît pas. Au contraire, nous sommes chouchoutées et c’est agréable ! Ce qui n’empêche pas d’avoir du talent et de l’ambition… Dans dix ans, je m’imagine bien être à la tête d’une grande entreprise ou ingénieure d’affaires à diriger une équipe. »

18 mars 2014

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