Portraits d'anciens - Khadija - Efrei Paris

Portraits d'anciens
Khadija

À travers ce récit, vous découvrirez le parcours de Khadija, ancienne élève en cybersécurité d’Efrei Paris, ainsi que son énergie et les raisons qui l’ont poussées dans la cybersécurité. 

Portraits d'anciens
Khadija
arrow-down

Khadija est une ancienne élève en cybersécurité d’Efrei Paris, à présent employée au Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale. À travers ce récit, vous découvrirez son parcours, mais aussi son énergie et les raisons qui l’ont poussées dans la cybersécurité. 

Des débuts difficiles

Entrée à Efrei Paris sur concours, Khadija a fait tout son parcours dans l’école d’ingénieurs. Elle admet que “les deux premières années sont dures”, mais elle a découvert le métier d’ingénieur assez tôt et elle est restée concentrée sur cet objectif, ne se laissant pas décourager par les difficultés, les délais courts ou le nombre de partiels. Après sa L3 où elle est partie en Malaisie, Khadija a dû choisir la majeure qu’elle intégrerait. 

Celle qui a toujours été très curieuse, était déjà attirée par les secrets, par les coulisses des systèmes et penchait donc naturellement pour la cybersécurité. Les avis de ses camarades plus âgés sur le programme et les intervenants comme Monsieur Vial n’ont fait que confirmer son choix. 

Néanmoins, tout n’a pas été si facile. “Le premier jour de la rentrée, j’ai eu peur de ne pas réussir et j’ai demandé à changer de filière.” Une discussion avec le responsable de la majeure l’a convaincue de s’accrocher et c’est ce qu’elle a fait. Une fois encore, sa persévérance a payé, les bonnes notes ont commencé et elle est même parvenue à décrocher un stage chez Airbus. 

Interrogée sur ses conseils pour trouver un stage, elle répond fermement : “Faire les forums. Mais vraiment tous les forums.”. Elle raconte une anecdote où elle a croisé les recruteurs d’Airbus dans un événement de recrutement organisé au sein de l’école. Puis, elle les a recroisé lors d’un forum sur la cybersécurité, ce qui a permis aux recruteurs d’attester de sa motivation. Elle a ainsi été choisie pour un stage au sein d’Airbus. 

À propos des qualités requises pour réussir le master cybersécurité d’Efrei Paris, Khadija met en avant “l’organisation et l’autonomie”. Elle précise : “il ne faut pas hésiter à faire des recherches annexes”, à se renseigner sur un sujet, à creuser les concepts vus en cours.
À côté des enseignements, Khadija a aussi profité de la vie associative d’Efrei Paris, notamment grâce à Efrei Linux qui dispense des cours d’informatique, avec des élèves de tous les niveaux, ce qui permet les échanges sur les connaissances mais également sur les points de vue. 

Khadija poursuit l’approfondissement de son apprentissage en cinquième année trouvant de plus en plus sa place. En effet, s’il y a bien une réalité qu’on ne peut ignorer, c’est que les femmes restent encore largement en minorité dans l’informatique. À ce propos Khadija confirme que le problème va au delà de l’école, c’est un problème sociétal fondé sur l’idée reçue que l’informatique (et plus globalement les sciences ndlr) ne sont pas pour les filles. Elle rassure cependant : il suffit de faire ses preuves et les supérieurs vous font confiance. Elle ajoute même que les entreprises cherchant la mixité de leurs effectifs, être une femme peut s’avérer un avantage lors de la quête d’un stage. 

L'entrée à la Sécurité Nationale

Son stage de cinquième année lui a réservé quelques sueurs froides à causes de péripéties administratives, mais elle a finalement réussi à intégrer le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale. Bien que son stage se révèle un peu trop tourné vers le rédactionnel, les compétences de Khadija lui permettent d’être repérées dans un autre département où elle exerce dorénavant avec plaisir. 

Après toutes ses années d’études et ses expériences professionnelles, Khadija averti tout de même sur les informations divulguées sur Internet. Même Linkedin peut être utilisé pour démarcher les étudiants, donc elle invite les (futurs) étudiants à être prudents sur ce qu’ils révèlent sur eux. 

Ainsi s’achève la conversation très agréable avec Khadija. J’espère que son parcours vous aura inspiré et que vous aurez appris des choses. 

3 août 2020

Partager cet article

  • Partager sur Twitter
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Linkedin
  • Partager sur Google+