22e édition du 4L trophy
l'équipage Efrei Paris partage son expérience

22e édition du 4L trophy
l'équipage Efrei Paris partage son expérience
  • Partager sur Twitter
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Linkedin
  • Partager sur Google+

Xavier Bracquart et Louis Bonassies, 2 élèves-ingénieurs en dernière année de cycle ingénieur se sont embarqués dans la 22e édition du 4LTrophy qui s’est déroulée du 21 février au 2 mars 2019. Retours sur les aventures de Louis et Xavier lors cette course solidaire et d’orientation en 4L dans le désert marocain. A travers leur récit, vivez, vous aussi un peu, cette aventure unique !

Les résultats de la course ?

Arrivé 61e sur 1 100 équipes participantes, l’équipage 1Jour 1Homme 1Arbre a plutôt bien réussi sa course d’orientation. Toutefois, comme le confie Louis, « notre résultat est secondaire dans toute cette course » où le classement dépend du nombre de kilomètres réalisés par équipes.

En réalité, les victoires des participants sont multiples et d’un autre ordre. « Ce sont l’aide que nous apportons à la Croix-Rouge française, aux populations du désert marocain, le plaisir et la fierté de comprendre et de réussir à réparer un problème mécanique sur sa propre voiture, la réussite de parcourir 6 300 km à travers route, montagne, sable, cailloux, toutes les rencontres faites durant l’aventure. Tout cela constitue nos résultats, ils comptent plus à nos yeux que le classement général de la course. » confie Louis.

4l-6

La recherche de sponsors ?

4l-4

La recherche de sponsors n’a pas été simple pour l’équipage puisque Louis était parti en Erasmus entre août et décembre. Mais que cela ne tienne ! Motivés, les co-équipiers ont développé un grand nombre d’actions qui a porté ses fruits.
« Nous avons principalement envoyé des mails à des entreprises partenaires de l’école ainsi qu’à d’autres connaissances personnelles (maîtres de stage, entreprises ou associations locales, etc).

  • Nous avons, entre autres, contacté CAPFI et, à la suite de plusieurs entretiens téléphoniques et rencontres, nous avons officialisé notre partenariat avec leur fondation 1 Jour 1 Homme 1 Arbre. Cette fondation promeut principalement la reforestation par la vente des prestations de ses consultants (1 Jour Homme vendu = 1 arbre planté). Elle permet aussi à ses consultants de faire bénéficier de leur savoir à des populations dans le besoin pour les rendre plus autonomes. Nous avons mené plusieurs actions avec eux, comme un petit-déjeuner sur le campus à destination des étudiants, ou une soirée de retour dans leurs locaux prochainement.
  • Notre deuxième sponsor a été notre école Efrei Paris par le biais du pôle associatif et communication. Elle nous a soutenu durant notre projet, nous a aidé à organiser des événements sur le campus et nous a grandement aidé en nous fournissant divers moyens pour mener à bien cette aventure.
  • Notre troisième sponsor a été Evermaps, une société qui optimise la visibilité des réseaux de points de vente : c’est dans cette entreprise que Xavier avait réalisé son stage de Master 1.
  • La Junior-Entreprise de l’école, SEPEFREI, nous a aussi sponsorisés durant notre aventure.
  • De plus, le Club de Rotary de la Vallée de Chevreuse nous a fait un don important d’affaires sportives pour les enfants marocains, peu de temps avant que nous partions.
  • Et le garage DSCL Autos nous a généreusement aidés lors de la préparation de notre voiture avant le départ. Ils ont vérifié son état intégral et fait quelques ajustements et réparations pour que nous puissions partir sereinement le 19 février.
  • Enfin, nos familles, amis et connaissances nous ont aussi beaucoup aidés dans la réalisation de cette aventure, que ce soit en nous donnant des affaires scolaires ou sportives, en participant à notre cagnotte ou bien en nous hébergeant durant notre périple. »

La collecte de dons ?

« Nous avons effectué notre collecte de dons principalement via une cagnotte Leetchi. Une partie des fonds récoltés nous a permis d’acheter de la nourriture pour la Croix-Rouge française mais aussi des affaires scolaires et sportives pour les enfants marocains vivants dans le désert. Des personnes de nos familles ou nos connaissances nous ont aussi donné des dons matériels que nous avons pu acheminer jusqu’au Maroc. L’association du Rotary de Chevreuse nous a aussi beaucoup aidés dans cette tâche en nous faisant dons de plusieurs sacs remplis d’affaires de sports. Enfin, nous avons aussi été présents sur un marché de Villejuif grâce à la mairie de Villejuif pour réaliser une collecte de dons financiers en revendant des stylos estampillés 4L Trophy

« Collectivement, cela représente plus de 32 000€ de dons financiers (donnés lors du départ à Biarritz), 20 000 enfants qui bénéficieront de tous les dons réunis (financiers et matériels) et  3 écoles construites. »

Le déroulement de la course ?

4l-2

Louis détaille : « Nous sommes partis de Paris le 19 février 2019 au matin pour arriver à Biarritz le 20 février, en faisant un arrêt à Bordeaux pour la nuit.

  • Nous avions des vérifications techniques et administratives à réaliser au village départ de Biarritz. Après ces vérifications passées haut la main, a eu lieu le départ officiel le 21.
  • Puis nous sommes partis en direction d’Algeciras, en Espagne. Nous avons fait un arrêt à Salamanque pour la nuit puis nous sommes repartis le 22 pour arriver à Algeciras vers 22h30. La route s’est passée s’en encombre. Arrivés à Algeciras, nous avons fait notre premier bivouac, passé une journée là-bas.
  • Puis nous sommes partis le 24 dans la nuit prendre le ferry en direction de Tanger, au Maroc. Une fois arrivés sur la terre marocaine, nous n’avions plus le droit d’utiliser le GPS et nous nous guidions avec un roadbook, un livret contenant des indications.
  • Nous avons pris la direction de Boulaajoul où nous avons passé une nuit très fraiche, en tente, puis nous nous sommes dirigés vers Merzouga et ses dunes. Le premier soir à Merzouga, nous avons remis nos dons matériels.
  • A Merzouga, nous avons effectué ensuite plusieurs circuits dans le désert la journée et revenions sur le bivouac le soir.
  • Le troisième jour, nous sommes partis en direction de Marrakech. Nous avons passé la soirée en autonomie, sans bivouac organisé, c’est ce qu’on appelle l’étape marathon. Nous sommes arrivés le 1er mars dans la soirée à Marrakech. Nous avons pu prendre notre première douche depuis plusieurs jours ( J) ! Nous avons eu la journée du 2 mars libre pour visiter Marrakech puis a eu lieu une soirée de clôture dans un lieu réputé de Marrakech, Chez Ali.
  • Nous sommes repartis le lendemain matin en direction de Tanger où nous avons pris le ferry à 3h du matin (au lieu de 22h, prévu initialement).
  • Puis nous avons refait la route inverse de l’aller pour rejoindre Paris le 6 mars, après plus de 6 300km parcourus en deux semaines. »

Des difficultés pendant la course ?

« Nous avons eu de la chance !  Nous n’avons rencontré peu de problèmes mécaniques, seul notre alternateur a failli durant la course mais nous avons pu le changer, notre carburateur s’est encrassé mais nous avons pu le nettoyer et notre allumage s’est déréglé mais les mécaniciens bénévoles présents sur place nous ont aidés à le régler. Une charnière de notre porte de coffre a cassé mais nous avons pu la faire ressouder avant de repartir le lendemain ! Donc rien de grave comparé à d’autres équipages ! Et surprise, aucun pneu crevé ! »

Des moments préférés ?

« Pour ma part, confie Louis, il n’y a pas eu de moment particulier que j’ai préféré, toute cette aventure est unique. Chaque jour est différent et chaque étape apporte son lot de surprises, de galères et de moments de joie ! Le partage avec les autres équipages, l’entraide exceptionnelle sur la route, la solidarité présente tout au long de l’aventure, que ce soit entre participants ou bien avec les populations locales, chaque moment laisse une empreinte magique lors de notre passage. Si je devais ne retenir que deux choses, ce serait les bacs à sable, longues étendues de sable qu’il est difficile de traverser, où le moindre « faux pas » signifie l’ensablement de la voiture et l’entraide exceptionnelle qu’il y a entre tous les participants : c’est impressionnant de voir ça aujourd’hui, cela change de la vie connectée et accélérée que l’on a dans notre vie de tous les jours. Et ça fait du bien, c’est une expérience unique que je recommande à quiconque qui veut s’investir dans un projet plus grand que lui et qui a du sens. »

« C’était tellement riche et intense qu’on retient tout le voyage dans sa globalité, témoigne Xavier, c’était l’aventure en permanence. Mon moment préféré a été au Maroc, avant Merzouga, quand nous sommes passés de la route à la piste. On changeait tout à coup totalement d’environnement et on partait vers l’inconnu. On avait déjà parcouru au moins 2 000 km, mais la piste était ce dont on avait tant entendu parler depuis le début. Le changement d’environnement a été soudain, on est à peine sortis de la route que la 4L était pleine de sable, qu’il fallait sortir la boussole et voir comment on allait avancer ; c’était la découverte et notre terrain de jeu pour les 4 jours suivants. »

cof

2 avril 2019

Partager cet article

  • Partager sur Twitter
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Linkedin
  • Partager sur Google+