Expérience internationale
Témoignage d'Élise

Dès sa première année, Élise fait le choix de partir à l’international pour effectuer son stage de découverte de l’entreprise à Manchester. Dès lors, elle contracte le « virus de l’international » et effectue plusieurs séjours dans le cadre de ses études vers différentes destinations.

Expérience internationale
Témoignage d'Élise
  • Partager sur Twitter
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Linkedin
  • Partager sur Google+

Mon expérience en Angleterre

Stage à Manchester dès ma première année (L1)

À Efrei Paris, on prend l’ouverture à l’international très au sérieux. En début de troisième année, tout le monde part en immersion académique d’un semestre dans une université partenaire. Et l’on doit effectuer en plus un autre séjour d’au moins un mois par nos propres moyens. Il peut s’agir d’un séjour linguistique, académique ou d’un emploi. J’ai donc choisi pour mon premier stage, en deuxième année, de partir un mois à Manchester en Angleterre ; je venais alors tout juste d’avoir 18 ans. C’était la première fois que je vivais « toute seule » hors du foyer familial et à plus fort raison hors de France. J’étais en réalité chez l’habitant, en Airbnb chez une jeune femme charmante mais qui me laissait mon autonomie.  Partir me faisait un petit peu peur mais j’étais également excitée à cette idée et ce séjour a été pour moi une révélation : je suis tombée tout simplement amoureuse du « voyage ». J’ai toujours été à l’aise en anglais, mais avoir à me débrouiller, communiquer, vivre et gérer mon quotidien dans un environnement totalement anglophone ne souffrait la comparaison avec rien de ce que j’avais pu vivre jusque-là. Ce stage tombait au moment où je commençais à m’épanouir à Efrei Paris, et cela a tout accéléré : je m’ouvrais au monde et à tout ce qu’il offre, et j’avais l’impression de passer doucement, naturellement dans l’âge adulte.

"« Partir à l’aventure », découvrir un autre monde et apprendre à m’adapter à ce nouvel environnement pour y vivre est devenu une sorte de drogue, un défi personnel à relever qui me rendait à chaque fois plus forte, plus adulte et plus indépendante. Je n’ai donc plus arrêté de voyager jusqu’à maintenant : chaque année à Efrei Paris, je suis partie à l’international plus ou moins longtemps. ".

L’Angleterre a beau être une contrée européenne proche de la nôtre, il s’agit tout de même d’une culture différente à laquelle il faut s’adapter pour pouvoir communiquer avec les gens qui vous entourent. Cela n’a duré qu’un mois mais déjà je ne voulais plus rentrer, et je me suis promis que je n’arrêterais jamais de voyager et qu’un jour je reviendrais à Manchester (ce que j’ai fait).

Semestre d’immersion académique à l’Université de Stafford (L3)

Encore euphorique de mon séjour à Manchester, j’ai choisi de partir en immersion académique de troisième année à l’université de Stafford, tandis que je logeais à Birmingham avec deux de mes camarades. Je garde de cette immersion des souvenirs impérissables ; cette immersion a duré un semestre et était aménagée de façon à nous laisser du temps libre pour travailler et profiter de la vie locale, ce que nous avons fait. Les conditions étaient très propices au travail, parce que c’était très équilibré et parce que le système éducatif anglais encourage les étudiants à l’autonomie, ce qui est très gratifiant et responsabilisant.

irlande

"Comme si chaque décision importante dans ma vie et mon orientation n’avait eu pour but que de m’amener à ce point précis."

Faire un stage Recherche à l’Université de Salamanque, Espagne en M1

En première année de master, les étudiants doivent accomplir un stage appelé « technique » d’une durée de 4 à 5 mois. Là, se pose le choix d’effectuer soit un stage en entreprise, soit un stage de recherche dans un laboratoire d’une université partenaire de l’école. Mon attrait pour la recherche et les technologies abordées dans la majeure IRV, des technologies de pointe pour lesquelles la recherche est très active, m’a naturellement poussé à choisir la dernière option. J’ai ainsi décidé d’aller travailler au groupe de recherche BISITE rattaché à l’université de Salamanque, en Espagne, dans le cadre du programme Erasmus+. Mes origines espagnoles ont facilité mon intégration et mon évolution dans ce tout nouvel environnement, mais c’était l’occasion pour moi de découvrir l’Espagne sous une facette différente de celle que je connais de mes vacances. J’y développais la preuve de concept d’un système de reconnaissance de visages pour une entreprise de change de devises, et j’ai pu mettre en application une grande partie de mes connaissances acquises en première année de master : la reconnaissance de formes, l’intelligence artificielle, ainsi que la méthodologie de la recherche entre autres. Ce système est le premier que j’ai réalisé de A à Z par moi-même, en commençant par l’état de l’art du domaine pour choisir mes propres technologies et répondre au problème donné, ce dont je me sens vraiment fière. Une fois de plus, j’étais épaulée et entourée mais on me laissait une grande liberté d’action et donc des responsabilités.

Effectuer un double-diplôme avec l’Université du Québec à Chicoutimi, Canada en M2

Et enfin, j’ai effectué ma dernière année d’études au Québec, à l’Université du Québec à Chicoutimi, pour y obtenir un double-diplôme et ainsi me spécialiser en jeu vidéo. Cette année a pour moi le goût de la réussite, comme si chaque décision importante dans ma vie et mon orientation n’avait eu pour but que de m’amener à ce point précis. J’ai comme vécu une année « hors du temps », une parenthèse où je me suis éloignée de tout, du fourmillement angoissant de Paris mais aussi de ma famille et mes amis, pour ne me consacrer qu’à ma passion et m’y donner corps et âme. C’était sans aucun doute l’année la plus importante de ma vie, une année très riche en enseignements, en accomplissements, en découvertes, qui m’a à l’occasion permis de tourner doucement la page des études pour me préparer à enfin entrer dans la vie active. Le Québec est un monde à part du Canada, partagé entre sa nature américaine et ses profondes racines françaises (encore plus à Chicoutimi ou Québec qu’à Montréal). J’ai pu y faire certains de mes plus beaux voyages, de mes plus belles rencontres et de mes plus beaux souvenirs. C’est un certain investissement financier, mais c’est l’une des meilleures décisions que j’aie prises et elle m’accompagnera toute ma vie.

8

Photos souvenirs du Canada