L’Ecole Efrei a évolué, depuis 75 ans, au rythme des mutations technologiques majeures, elle est un témoin privilégié de l’évolution du monde et des échanges entre les hommes et ce d’un triple point de vue : technologique, économique et sociétal.
A côté de la grande histoire de France, qui fait rimer 1936 avec Front Populaire et congés payés, il y a la petite histoire qui voit naître, dans un contexte de troubles et d’effervescence politiques et scientifiques, l’Ecole Française de Radioélectricité (EFR), non loin de la rue d’Ulm et de sa célèbre Ecole Normale Supérieure. L’Ecole de la rue Amyot, créée par Ernest Lavigne, répondait alors à un besoin croissant de la société et allait durablement s’installer dans le champ de l’information et de la communication : via l’enseignement de la science et des techniques radioélectriques, elle allait former des manipulateurs d’ondes radiophoniques, notamment pour la marine marchande.

Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, l’EFR obtient la reconnaissance de l’Etat et ambitionne de former des ingénieurs. Ainsi, une décennie plus tard, alors que son diplôme est reconnu par la Commission des Titres d’Ingénieur en 1957, elle forme un ingénieur qui allait bouleverser le paysage de l’informatique : en 1972, André Truong (promo 1959) invente, dans son entreprise R2e, le Micral-N, premier micro-ordinateur au monde.

Ainsi, en 1973, l’EFR devient tout naturellement l’Ecole FRançaise d’Electronique et d’Informatique (EFREI) et accompagne, avec la double pénétration de l’électronique et de l’informatique dans tous les secteurs économiques stratégiques, le développement de la société dite de consommation et ses besoins impérieux d’automatisation (industrie, données comptables, stocks, etc.) pour gagner toujours plus en efficacité et en rentabilité face à une concurrence économique qui, déjà, se mondialise. Depuis, le traitement de l’information (circulation, stockage, contrôle, …) a connu un formidable essor, porté par des réseaux et des systèmes toujours plus puissants, au point de constituer le premier moteur de la croissance mondiale, tant du côté de la productivité que de la connaissance en général. Ce que, par ailleurs, la société dite aujourd’hui de l’information, avec l’avènement d’Internet et la performance inédite des télécommunications en général, traduit parfaitement.

Aujourd’hui, implantée sur un grand campus arboré aux portes de Paris, l’Efrei est forte de plus de 7 000 ingénieurs en activité et compte bien des hommes et des femmes aux carrières remarquables. De Gilles Granier (promo 1972), ancien DG d’Intel France et Europe, à Rani Assaf (promo 1997) et Antoine Levavasseur (promo 1999) qui ont donné naissance à la Free-box et sont à la direction technique du groupe Iliad, l’Efrei a su relever le défi des mutations technologiques pour devenir l’une des toutes premières écoles de référence dans la formation d’ingénieurs des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).
C’est donc sur 75 ans d’activité, dont l’information forme le cœur, que l’Efrei s’appuie en matière d’orientation des programmes, de rigueur, de dynamisme et d’excellence pour former des ingénieurs toujours plus sollicités et respectés, en France comme dans le monde.
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8880 techniciens et ingénieurs formés depuis 1936 Les années 80 voient les effectifs de l’Ecole augmenter considérablement pour atteindre une moyenne de 200 diplômés par an en 1990, 300 à partir de 1996. |